Donc nous créons. Mais quoi, me demanderez-vous ? Des films biens sûr. Ça ne s’appelle pas vidéo
pour rien. En 2008, nous avons fait un journal télévisé. Je faisais la présentatrice, la Laurence Ferrari de Saumery. C’est ce que disait Luis. Pour plaisanter, bien sûr. Nous avons pour un
certain nombre de sorties fait de petits films ou des diaporamas et nous les avons réunis avec un spot d’entrée et d’autres intermédiaires. Nous avons beaucoup ri.
Les deux moniteurs sont obsessionnels. Ils veulent la perfection. Comme les japonais : zéro défaut.
On peut passer une heure sur dix secondes de film. Pour savoir si la musique s’arrête bien comme il faut, s’il ne faut pas couper un peu de film, parce qu’il est trop long, parce qu’il manque
d’entrain. Mais au final quel plaisir de pouvoir regarder toutes ces petites choses de la vie quotidienne sur son ordinateur. Ou sur le grand écran.
Cette année nous avons pour projet la suite d’un film ou plus exactement le pendant de ce film. Il y a
quelques années, avait été fait un film : Caféine. Il montrait le chemin du café, et notre addiction. On y voyait Manu remplir un verre de café moulu, rajouter un peu d’eau et le boire.
Quand j’ai vu ce film, je l’ai trouvé vraiment bien. Donc nous faisons l’autre moitié cette année. Alors grande question : Qu’est-ce qui va avec le café ? J’entends déjà tous les
fumeurs répondre en cœur. Une Clope. La deuxième partie s’appelle donc Nicotine. Et comportera de la danse. Le tout nouvel atelier danse s’occupe de cette partie. Deux chansons ont été choisies
pour ce film ; Clope de Memo et Je suis amoureux d’une cigarette d’Higelin reprise par Indigo. Ce nouveau projet occupe la tête non seulement de nos deux moniteurs mais ils
ont contaminé les monitrices de l’atelier danse. Du coup on en parle entre nous, patientes de l’atelier danse et nous avons même réussi à réquisitionner un garçon.
Le film est réussi, à part, que l’une baisse les bras trop tôt, et que beaucoup ne se supportent pas à l’écran. Mais que voulez-vous, jeunes et déjà stars dans l’âme. On s’est quand même bien amusé à filmer. On voit notre addiction et on avec ironie on rit de cet argent qui part en fumée.
Être ou ne pas être accro, telle est la question… N’est-ce pas William ?
